Le peintre peint, le sculpteur sculpte. Mais le potier ? Il fait de la poterie. Détail, à prendre les choses au mot, mais qui veut bien dire ce qui est : faire de la poterie, c’est autant faire que se faire soi-même, et se défaire en passant de ces gestes crispés, de ces postures coincées, de ces pensées qui nous obsèdent et enfin nous aliènent au jour le jour, de ville en ville.
Je propose ici, tout simplement, de quoi se refaire soi-même, disons sur un mode « zen », une voie pour retrouver ce contact avec la terre que nos machines nous ont volé, ce goût de décorer que nos musées nous ont galvaudé, de quoi œuvrer à sa mesure, de sorte que ce qu’on emporte, plus qu’un objet, plus qu’une part de soi même, soit le fruit du lâcher prise.
